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Charges et cotisations auto-entrepreneur : combien tu paies vraiment en 2026

  • Cotisations 2026 : 12,3 % de ton CA en vente de marchandises, 21,2 % en prestations de services BIC, environ 24,6 % en libéral BNC. Tu ne paies que si tu encaisses.
  • Déclaration : chaque mois ou chaque trimestre sur autoentrepreneur.urssaf.fr, même à 0 euro de chiffre d’affaires.
  • Pour payer moins : l’ACRE divise tes cotisations par deux la première année, et le versement libératoire fixe ton impôt à un petit pourcentage de ton CA.

Tu te lances en micro-entreprise et une question revient sans arrêt : combien je vais réellement garder sur ce que je facture ? Bonne nouvelle, le régime auto-entrepreneur est l’un des plus simples qui existe. Pas de bilan, pas de TVA tant que tu restes sous les seuils, et des cotisations calculées en un seul pourcentage sur ton chiffre d’affaires encaissé. Je t’explique tout, sans jargon, et tu pourras estimer ton revenu net en deux clics juste en dessous.

🧮 Ton revenu net d'auto-entrepreneur

Revenu net estimépar mois, avant impôt
Cotisations URSSAFpar mois

Estimation des cotisations sociales URSSAF en micro-entreprise selon ton activité. Hors impôt sur le revenu (et hors versement libératoire si tu l'as choisi). Les taux sont ceux en vigueur, vérifie sur urssaf.fr pour ton cas précis.

Combien de cotisations tu paies vraiment

Le principe est limpide : tes cotisations sociales sont un pourcentage de ce que tu encaisses. Pas de chiffre d’affaires un mois donné ? Tu ne paies rien ce mois-là. Le taux dépend uniquement de ton type d’activité. Voici les taux URSSAF applicables en 2026.

Type d’activité Exemples Taux de cotisations 2026
Vente de marchandises (BIC) Achat-revente, e-commerce, restauration à emporter 12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) Coiffure à domicile, bâtiment, services aux entreprises 21,2 %
Professions libérales (BNC) Consultant, rédacteur, coach, développeur environ 24,6 %

Concrètement, si tu es consultant et que tu factures 2 000 euros sur un mois, tu reverses environ 492 euros à l’URSSAF. Si tu vends des produits et que tu encaisses 2 000 euros, tu ne reverses que 246 euros. À cela s’ajoute une petite contribution à la formation professionnelle (entre 0,1 % et 0,3 % selon l’activité) prélevée en même temps, et la taxe pour frais de chambre consulaire si tu es artisan ou commerçant. Rien à calculer toi-même : l’URSSAF applique le bon taux à ta déclaration.

Important : ces cotisations couvrent ta protection sociale (maladie, retraite, allocations familiales). Ce ne sont pas des frais perdus, c’est ce qui te donne des droits. Garde aussi en tête que le taux libéral BNC a augmenté progressivement ces dernières années pour mieux financer ta retraite.

Comment et quand déclarer ton CA à l’URSSAF

Tout se passe sur ton espace personnel sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Au moment de créer ta micro-entreprise, tu choisis ton rythme de déclaration : mensuel ou trimestriel. Ce choix vaut pour l’année civile.

  • Déclaration mensuelle : tu déclares chaque mois le CA encaissé le mois précédent. L’échéance tombe à la fin du mois suivant. Idéal pour lisser tes paiements et éviter une grosse somme d’un coup.
  • Déclaration trimestrielle : tu déclares tous les trois mois, aux échéances d’avril, juillet, octobre et janvier. Plus de respiration, mais des montants plus élevés à chaque fois.

Ta toute première déclaration intervient après un délai de carence d’au moins 90 jours suivant le début de ton activité. Ensuite, tu déclares le chiffre d’affaires réellement encaissé sur la période, pas celui facturé. Une facture émise mais pas encore payée ne se déclare donc pas tout de suite.

Checklist pour ne jamais te tromper :

  • Note chaque encaissement avec sa date dans un simple tableur ou un livre de recettes.
  • Déclare même si ton CA est de 0 euro, sinon tu risques une pénalité pour absence de déclaration.
  • Le paiement est prélevé automatiquement si tu as activé le télépaiement, ou à régler en ligne le jour de la déclaration.
  • Respecte l’échéance affichée dans ton espace : un retard entraîne une majoration.

Le versement libératoire de l’impôt

Par défaut, ton bénéfice de micro-entrepreneur s’ajoute à tes revenus du foyer et tu paies l’impôt au barème progressif l’année suivante. Mais tu peux opter pour le versement libératoire : tu règles alors ton impôt sur le revenu en même temps que tes cotisations, sous forme d’un petit pourcentage de ton CA.

  • 1 % du CA pour la vente de marchandises
  • 1,7 % du CA pour les prestations de services BIC
  • 2,2 % du CA pour les activités libérales BNC

L’avantage : c’est simple, étalé, et tu sais exactement ce que tu paies. La condition : ton revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne doit pas dépasser un certain plafond par part de quotient familial. Le piège à éviter : si tu n’es pas imposable cette année-là, le versement libératoire te fait payer un impôt que tu n’aurais pas eu. Fais le calcul avant de cocher l’option.

La CFE, l’autre taxe à anticiper

La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local que la plupart des auto-entrepreneurs paient à partir de leur deuxième année d’activité. Tu en es exonéré l’année de ta création. Son montant dépend de ta commune et de ton chiffre d’affaires, souvent de quelques dizaines à quelques centaines d’euros par an, à régler en décembre via ton espace sur impots.gouv.fr.

Bon à savoir : si ton CA annuel reste très faible (en dessous d’environ 5 000 euros), tu peux être exonéré de CFE. Pense à créer ton espace professionnel sur le site des impôts dès le début pour recevoir ton avis, car il n’arrive pas par courrier.

Comment payer moins de cotisations

Le levier le plus puissant la première année, c’est l’ACRE. Cette aide réduit tes cotisations sociales de moitié pendant les douze premiers mois d’activité, sous conditions d’éligibilité. Sur un CA de service de 2 000 euros par mois, ça représente plusieurs centaines d’euros gardés sur le trimestre. Je t’explique tout dans mon guide dédié à l’ACRE pour auto-entrepreneur, avec les conditions et la démarche.

Au-delà de l’ACRE, le meilleur moyen de garder plus, c’est de bien piloter ton activité : suivre tes seuils pour ne pas basculer sur la TVA en auto-entrepreneur sans le vouloir, surveiller ton plafond de chiffre d’affaires, et structurer ton offre. Si tu débutes complètement, commence par bien poser les bases en suivant mon pas-à-pas pour créer ta micro-entreprise.

Questions fréquentes

Comment déclarer mes revenus à l’URSSAF ?

Tu te connectes à ton espace sur autoentrepreneur.urssaf.fr, tu saisis le chiffre d’affaires encaissé sur la période (mois ou trimestre), et le site calcule automatiquement tes cotisations. Tu valides et tu paies en ligne. Aucun document comptable à joindre.

À quel moment dois-je me déclarer ?

Ta première déclaration intervient au moins 90 jours après le début de ton activité. Ensuite, tu déclares à chaque échéance : fin de chaque mois si tu es au rythme mensuel, ou en avril, juillet, octobre et janvier si tu es au trimestriel.

Quel chiffre d’affaires dois-je déclarer à l’URSSAF ?

Tu déclares le CA réellement encaissé sur la période, c’est-à-dire l’argent que tes clients t’ont effectivement versé. Une facture émise mais pas encore payée ne se déclare pas tant que tu n’as pas reçu le paiement.

Que se passe-t-il si je n’ai rien encaissé ce mois-ci ?

Tu dois quand même faire ta déclaration en indiquant 0 euro. Tu ne paieras aucune cotisation, mais oublier la déclaration t’expose à une pénalité forfaitaire pour absence de déclaration.

Tu as maintenant tous les chiffres pour savoir exactement ce que tu vas garder. Le mieux, c’est de tester ton cas réel : remonte au calculateur en haut de page, entre ton chiffre d’affaires et ton activité, et tu verras ton revenu net en un instant. Et si tu démarres, n’oublie pas de vérifier ton éligibilité à l’ACRE, c’est l’économie la plus simple de ta première année. Tu gères, continue comme ça.